Notre collectif s'est regroupé au travers l'association CADDI, en novembre 2004, en ayant comme premier objectif de dresser un état des lieux des activités et des structures existantes axées autour des musiques alternatives et émergeantes, des arts plastiques et en général autour des pratiques artistiques transversales et des pratiques culturelles associatives.
En février 2005, nous avons appris que la Mairie de Strasbourg se trouvait en attente de proposition de projet pour le bâtiment de l'actuel conservatoire de musique situé dans le quartier laiterie. Nous avons donc orienté notre réflexion sur la rédaction d'un projet spécifique pour ce bâtiment en essayant de ne pas dénaturer la démarche que nous avions initié et l'orientation du projet initial.
Ce projet à été refusé car la réflexion de la mairie quant à l'affectation de ce bâtiment était déjà fort avancé.
Il est important de préciser que ce projet peut être modulable, revu et réadapté pour être accueilli au sein d'un autre bâtiment
vous pouvez consulter la lettre adressée à M. grossmann ici
vous pouvez le lire ci-dessous ou le télécharger ici.
vous pouvez nous contactez ici
visiteur n° 3828
CADDI
5 Boulevard Leblois
67000 Strasbourg
03.88.60.17.86
M. Robert Grossmann,
Président de la CUS,
Maire délégué à la ville de Strasbourg
1, Parc de l'étoile
67000 Strasbourg
Strasbourg, le 16 mai 2005
Objet : acte de candidature à l'investissement de l'actuel Conservatoire Nationale de Région de Strasbourg
Monsieur,
Nous sommes un collectif d'individus et associations impliqués dans la vie culturelle locale et en réflexion sur son développement. Nous avons entrepris un état des lieux il y a quelques mois, suite à la destruction du Lactina Labo, à Kehl, où plus de 80 artistes avaient établi leurs locaux de travail 7 ans auparavant. L'occupation de ce lieu, de l'autre côté du Rhin, traduisait déjà la difficulté de trouver à Strasbourg des espaces adaptés à nos besoins pratiques, notre situation économique et notre conception du processus créatif.
Aujourd'hui, aux vues des premiers constats de cet état des lieux, nous nous rendons compte que la situation reste inchangée et tend même à se dégrader. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous alarmer de cette situation et à être inquiets de la survie de ces pratiques nécessaires à la vie de la Cité.
Cette conjoncture justifie donc le projet d'ouverture d'un espace de création, de diffusion et d'échange pluriel. Il se propose d'être un soutien et un outil pour les acteurs de la vie culturelle locale s'inscrivant dans une démarche alternative et constructive.
Informés de votre attente de proposition de reconversion de l'actuel Conservatoire National de Région, nous vous prions de prendre en considération notre candidature à l'investissement de ce lieu que nous estimons correspondre à la réalisation d'un tel projet.
- PROJET D'ESPACE ARTISTIQUE PLURIDISCIPLINAIRE -
2 - Contexte
A - état général
B - contexte local
au niveau de la création
au niveau de la diffusion
au niveau de l'échange
au niveau du réseau local
C - problématique
3- Description du projet
A - Les 4 axes du projet
Axe 1 : un lieu de création
Axe 2 : un lieu de diffusion
Axe 3 : un lieu d'échange
Axe 4 : réseau
B - Les 4 axes du projet au sein du conservatoire.
Plan d'occupation du bâtiment
Proposition d'espaces dédiés à la création
Proposition d'espaces dédiés à la diffusion
Proposition d'espaces dédiés à l'échange
Développement du réseau
C - Administration et mode de fonctionnement
1 - La structure légale
2 - La charte constitutive du collectif
3 - règle et règlement
5 - fiches descriptives des membres du collectif.
6 - fiches descriptives des associations membres du collectif.
Le 13 décembre 2004, suite, entre autres, à la destruction des bâtiments du Lactina Labo de Kehl, lieu de création qui permettait à plus de 80 artistes de travailler de manière autonome, plusieurs associations et individus, liés par des attentes communes et souhaitant se mettre en réseau se sont réunies en collectif afin de réfléchir à un projet commun.
Partant de notre expérience de la réalité culturelle et sociale, nous avons également entrepris d'établir un état des lieux des activités et des structures existantes axées autour des musiques alternatives, des arts plastiques et en général autour des pratiques artistiques transversales et des pratiques culturelles associatives. Cet état des lieux est en cours.
Notre collectif regroupe aujourd'hui 14 individus porteurs du projet et représentant une, plusieurs associations ou eux-mêmes. Certains d'entre eux ont été précédemment impliqués dans le projet Lactina Labo, laboratoire artistique pluridisciplinaire, de l'association Act'in Art à Kehl et la plupart mènent de front ou de façon complémentaire plusieurs activités artistiques ou créatives, telles que arts plastiques, musiques alternatives et émergentes, vidéo, cinéma, multimédia, sérigraphie, danse, littérature, théâtre, ... .
Vous trouverez une présentation de chaque association et individu porteurs du projet à la fin de ce dossier.
Nous partons du constat que les artistes indépendants rencontrent actuellement de grandes difficultés au niveau de leur reconnaissance sociale, et par extension, de la possibilité qu'ils ont de vivre de leur art, ou pas. Cette situation entraîne des conséquences sur le mode et les conditions de création et de diffusion de leurs oeuvres.
Il apparaît que de plus en plus d'artistes vivent avec des revenus inférieurs au SMIC(1) et sont en situation de précarité. Beaucoup d'entre eux, lassés de cet état d'incertitude et de remise en question incessantes, finissent par prendre un emploi en dehors de leurs compétences et, faute de temps et d'énergie, abandonnent peu à peu leur pratique. En effet, face à une mise en concurrence exacerbée, beaucoup d'artistes se voient contraints de travailler pour rien, dans l'espoir d'être reconnus, que leurs projets soient retenus, leurs oeuvres produites, et cela même lorsque leurs interlocuteurs représentent des structures publiques d'aide à la création. Le Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens constate une prise en compte limitée de la création contemporaine par ces structures, l'absence de représentation des artistes dans leur administration et le manque de transparence dans l'attribution des bourses et le choix des oeuvres(2). Il déplore également l'étroitesse du marché, le nombre réduit des créations d'emplois culturels, de lieux d'exposition, et le manque d'intérêt croissant que les appareils médiatiques nationaux témoignent pour l'art, ce qui se répercute sur la majorité de la population et se traduit par une uniformisation des goûts et des attentes.
Parallèlement, les médias contribuent de manière paradoxale à cette dévalorisation en s'inspirant largement des mouvements et tendances de l'art : s'emparant de quelques artistes décédés ou jouissant déjà d'une renommée leur assurant un train de vie enviable, ils présentent une image déformée de la réalité de la création. Faute d'une réelle connaissance et compréhension du processus créatif et du rôle de l'art dans l'évolution des structures sociales, une personne se présentant comme artiste est souvent prise à la légère par la population, y compris parfois par les institutions culturelles et sociales. Un artiste est par exemple fréquemment confronté à l'idée plus ou moins communément admise qu'il lui est nécessaire d'en passer par une longue phase de précarité/bohème pour accéder à la reconnaissance. Cette précarité est parfois même vue comme le moteur de la création. Il se voit par ailleurs couramment attribuer immaturité et utopie quand ce ne sont pas son talent et son utilité qui sont remis en cause.
Faute de statuts adaptés à leurs besoins et à leur mode de vie et de création, beaucoup d'artistes se trouvent dans une situation impossible lorsqu'il s'agit de bénéficier d'une aide de la part de l'Etat. Il est important de comprendre qu'un artiste ne pouvant ou ne souhaitant pas s'inscrire dans une démarche marchande n'a pas d'autre alternative pour vivre que d'entrer dans le dispositif du RMI. Les démarches d'insertion alors demandées sont en contradiction avec son rôle d'acteur en part entière dans la vie de la cité. Ainsi, la première conséquence de cet état de fait est économique : la majorité des artistes, dans cette situation, n'ont pas les moyens d'obtenir un local de travail adapté à leurs moyens et à leur pratique. Certains se voient alors contraints d'entrer dans l'illégalité, en occupant par exemple des locaux désaffectés. Bien qu'illégale, il est frappant de constater que cette démarche est très souvent novatrice en matière de pratiques culturelles et sociales, de responsabilité civique, tout en fonctionnant sur la base de la gratuité ou de la participation, permettant ainsi un accès à tous à une culture vivante et conviviale(3).
Tout cela est en partie révélateur du malaise que provoque l'absence de statut social de l'artiste. Il y a urgence à engager une réelle réflexion sur le rôle et la réalité de l'art et de la création dans notre société. Il nous semble qu'il serait possible que les collectivités locales y répondent :
en multipliant géographiquement les institutions culturelles déléguées aux associations, artistes et acteurs locaux, afin de présenter de façon structurée et pluraliste toute la création contemporaine, ses mouvements, tendances, courants et individualités ;
en créant des structures adéquates au développement et à l'évolution rapide et constructive des associations ;
en encourageant et en soutenant les initiatives locales d'artistes et de réseaux culturels autonomes locaux. Leur simple existence et liberté d'expression garantissent et entretiennent la richesse sociale et humaine des villes et des quartiers.
Au niveau local, la construction de notre projet s'est faite à partir d'une réflexion sur les besoins urgents et les aspirations éthiques et esthétiques de notre collectif. Nous les avons recoupés avec ceux recensés dans divers milieux de la création alternative ou émergente, tant du point de vue des personnes que des associations. Nous avons ensuite établi une liste des structures et des lieux existants qui nous permettraient de créer, développer, et diffuser ces pratiques. Il en est ressorti qu'aussi variés et nombreux soient-ils, ils ne répondent pas de manière adéquate à cette communauté de besoins et de préoccupations constatée.
En effet :
1 - Les lieux de création de la Communauté Urbaine sont saturés de candidatures.
En outre, les loyers demandés représentent souvent une dépense considérable pour les artistes qui ne vivent pas de leur travail.
2 - Nous avons constaté le manque de locaux de répétition au sein de la CUS et le nombre croissant de groupes insatisfaits de leur condition économique, pratique et/ou géographique de travail.
3 - Il est rare que ces locaux offrent aux artistes la possibilité de travailler à leur rythme, c'est à dire sans limitation de temps ni contraintes horaires. Or il est difficile voire impossible pour un artiste engagé dans une recherche ou une oeuvre de prévoir quand il sera inspiré ou de remettre son inspiration au moment où il disposera d'un créneau horaire limité.
4 - Il n'existe que trop peu de lieux qui soient à la fois un lieu de vie et d'expérimentations, proposant aussi bien à un musicien, qu'à un danseur ou un plasticien, qu'ils soient amateurs, professionnels ou souhaitant se professionnaliser, de travailler côte à côte et de se rencontrer. Pourtant cette transversalité est un paramètre important dans le processus créatif, elle dynamise les pratiques individuelles et favorise l'invention de nouveaux champs artistiques. Elle facilite aussi la mise en commun de connaissances, de réseaux et de moyens.
5 - Peu de lieux de création offrent aux artistes la possibilité d'intervenir in situ et de disposer directement d'un espace de diffusion. Pourtant, associer un espace de création à un espace de diffusion stimule et rend constructif le processus créatif.
6 - Comme les lieux de création, les lieux de diffusion sont confrontés à une demande croissante d'artistes en manque de visibilité à laquelle ils ne peuvent répondre complètement faute de créneaux libres.
7 - Peu d'entre eux proposent une programmation variée au niveau des formes d'expression, ou qui montre le fruit d'une recherche de transversalité et de mixité technique.
8 - Par ailleurs beaucoup d'artistes rencontrent de grandes difficultés lorsqu'il s'agit de diffuser leur travail et que celui-ci témoigne d'une exigence et d'un attachement à certaines questions esthétiques voire éthiques peu relayées dans l'espace médiatique. Bien qu'il y ait à Strasbourg un public averti, il existe peu de lieux qui acceptent de prendre le risque d'ouvrir leurs portes à des oeuvres difficiles d'accès en raison de leur aspect peu décoratif ou distrayant ou encore parce qu'elles interrogent les limites de l'art.
Il est fréquent que ces artistes recherchent alors des solutions dans l'autoproduction et l'autodiffusion quand ce manque de visibilité et de reconnaissance ne les décourage pas au point d'abandonner leurs pratiques.
9 - Nous avons également constaté que la plupart des lieux de diffusion existants fonctionnent autour d'une cellule de programmation restreinte (1 à 4 personnes), et donc autour d'un réseau limité de connaissances. Ceci réduit la diversité des événements proposés, et rend difficile la représentation de certains artistes extérieurs à ce réseau. Bien sûr cela n'est pas propre uniquement aux lieux de diffusion ni même à Strasbourg, mais il semble nécessaire de tenir compte de ce fait afin d'interroger l'égalité des chances des artistes au niveau de leur représentation dans le paysage culturel.
10 - Malgré les efforts d'accès à la culture à moindre coût adoptés par différents lieux de diffusion, institutionnels, privés ou associatifs, ces tarifs représentent encore un budget important pour un public jeune, étudiant ou en difficulté financière. Pourtant ces publics qui sont en plein apprentissage ou remise en question de leur rôle et identité sociale et culturelle témoignent souvent de forts besoins d'ouverture, de découverte et d'implication auxquels ils ne peuvent répondre, faute de rencontres et de moyens financiers.
11 - Il s'avère également que ces diverses structures proposent rarement de mettre en relation les pratiques artistiques et les pratiques sociales. Elles confrontent peu l'artefact à la réalité, ne le replacent pas dans le contexte du quotidien en proposant d'en débattre dans l'idée de le rendre abordable tout en lui donnant de la profondeur; particulièrement auprès des personnes qui ne sont pas de prime abord sensibilisées à l'idée de processus créatif.
12 - Il existe, à notre connaissance, peu de lieux qui soient à la fois lieu de création et de diffusion, mais aussi d'échange par le biais d'espaces de rencontre, d'information et de documentation(4).
Pourtant, en tant que lieu de vie, de partage des idées, en dehors de rapports strictement utilitaires ou marchands, de telles structures favorisent la mixité sociale et générationnelle et créent des passerelles entre artistes et publics. Elles permettent ainsi de formuler et de répondre de façon plus spontanée et directe à certaines problématiques actuelles de l'art et des attentes des uns vis à vis des autres. Elles peuvent également susciter chez le spectateur l'envie de s'impliquer lui-même dans une démarche créative.
Cependant :
S'il existe trop peu de structures pour accueillir et développer les inititaives artistiques elles sont en l'occurrence, et peut-être à cause de cela, souvent très liées entre elles et développent couramment des projets en collaboration.
Il en est de même pour les collectifs oeuvrant autour d'une action sociale mais le recoupement des spécialisations reste encore fort peu répandu.
Les structures développant des projets interdisciplinaires demeurent trop peu nombreuses pour répondre aux différents besoins du développement personnel et collectif. Les disciplines et les spécialisations se multiplient sans pour autant jeter entre elles les ponts qui leur permettraient de lier, par exemple, la création, la formation et la représentation. Pourtant le suivi du processus reste indispensable et le besoin de développer le réseau dans ce sens semble essentiel.
Il apparaît que les divers manques constatés dans cet état des lieux suscitent des questions quant aux pratiques expérimentales et innovantes tout en entravant et retardant de manière paradoxale leur résolution et leur mise en pratique. Ainsi tout un pan de la création contemporaine et émergente reste alternative et marginale. Strasbourg et sa communauté se voient alors privées d'une dynamique culturelle et d'une énergie constructive qui ne peuvent pourtant que les valoriser, tant au niveau local que national et européen.
Dans l'idée de sortir de ce paradoxe et de la position d'assistés dans laquelle se trouvent les artistes, nous proposons, à notre niveau, de répondre à ces problématiques par la mise en place d'un espace de création et de recherches pluridisciplinaires et transversales dont les principales caractéristiques seront :
- tout d'abord d'être autogéré, et, à terme, autofinancé par les artistes qui y travaillent, et par toute personne se sentant concernée et souhaitant s'y impliquer.
- d'autre part d'expérimenter la viabilité d'un mode de fonctionnement basé sur la responsabilité civique, la gratuité et la participation.
- Enfin d'être activement ancré dans la vie culturelle et sociale de Strasbourg et du quartier laiterie/gare.
Nous souhaitons mettre en place un espace de création, de diffusion et d'échange géré de manière autonome et responsable, basé sur la mutualisation des moyens et le recyclage. Il sera pensé de manière évolutive afin de répondre le plus précisément possible aux besoins et aspirations des personnes qui s'y impliquent au moment où elles s'y impliquent.
En second lieu, notre projet cherche à donner une légitimité et une visibilité sociale à des activités artistiques et culturelles qui sont peu reconnues du public et des institutions. Nous proposons d'organiser et d'accueillir ponctuellement aussi bien des expositions, des spectacles, que des performances sonores et littéraires ou des conférences. En d'autres termes, promouvoir tous types d'activité publique témoignant de la richesse des facettes singulières, pluridisciplinaires et transversales de la création contemporaine locale, nationale, européenne et internationale.
Nous voulons autant que possible baser ces événements sur des principes de gratuité ou de participation aux frais et de libre circulation de la culture et des idées.
Enfin, nous souhaitons nous positionner dans une logique de débat et d'échanges humains : proposer au public divers espaces de rencontre, de documentation et de réflexion ainsi que des ateliers d'initiation. Les thèmes abordés seront en relation avec la programmation, les productions des artistes qui travaillent au sein du lieu, mais pourront également résulter de propositions de toute personne souhaitant prendre part au projet.
A - les 4 axes du projet : définitionPour cet aspect du projet, notre objectif est de fédérer des énergies créatrices (complémentaires, contradictoires, ou tout simplement différentes) en les impliquant dans et autour d'un lieu par la mise en commun de moyens humains et matériels.
Pour favoriser cette dynamique de recherche et de partage, nous prévoyons plusieurs dispositifs :
1 - mettre à disposition des espaces de travail individuels ou collectifs à des artistes, quelles que soient leurs pratiques (musique, danse, spectacle, arts plastiques, ...) et des locaux à des associations à caractère culturel ou social innovant.
2 - proposer un espace pour des projets ponctuels de créations et d'expérimentations transversales. Il offrira aux artistes la possibilité de mener à bien les recherches de nouveaux champs artistiques et les collaborations qu'ils auront initiées.
3 - mettre en place une résidence afin d'inviter des artistes étrangers, ou tout simplement extérieurs au projet, à y apporter leur contribution en investissant momentanément le lieu. Ces nouvelles rencontres permettront tant au public qu'aux artistes d'élargir leurs horizons. Elles seront aussi l'occasion d'un renouvellement et d'une remise en question des idées nécessaires à l'évolution constante du projet.
4 - favoriser l'autoproduction et la mutualisation des moyens en installant :
- un studio d'enregistrement
- un laboratoire photo
- un atelier collectif avec massicot, photocopieuse, poste informatique, imprimante et un fond de livres et d'outils constitué par dons.
En ce qui concerne la diffusion, notre projet s'attache à soutenir en temps réel les cultures en marge et émergeantes en leur donnant une visibilité et une légitimité durable dans le paysage culturel.
Cette démarche s'accompagne du souci de pratiquer autant que possible la gratuité participative afin de rendre nos programmes accessibles à des personnes de toutes générations et de tous milieux sociaux.
Pour répondre à ces préoccupations, nous souhaitons :
1 - Aménager un espace de diffusion polyvalent et modulable se prêtant à accueillir toutes formes d'expressions artistiques et faire acte d'une programmation représentative de la création contemporaine singulière, expérimentale et en gestation. Les artistes et associations travaillant sur place pourront y participer activement en montrant le fruit de leur travail, ou en invitant d'autres artistes à le faire.
2 - Ouvrir une salle de projection multiformats (vidéo, super8, 16mm, ...)
3 - Constituer un fond d'oeuvres libres de droit (musique, micro édition, fanzines, vidéos, sérigraphies, ...) et le proposer à la consultation pour faire découvrir au public la richesse et le foisonnement des genres émergeants et alternatifs.
4 - Mettre gratuitement à disposition du public un parc d'ordinateurs afin qu'il puisse s'il le souhaite prolonger ses recherches.
5 - Mettre en place une webradio associative mêlant l'activité du lieu et l'actualité associative de Strasbourg et ses environs. Etant un carrefour d'échange et de création, ce lieu serait l'endroit idéal pour centraliser ces informations afin de les diffuser.
Notre projet a pour ambition de donner naissance à un lieu de création et de diffusion qui soit également un lieu d'échanges, ouvert sur les réalités et les évolutions sociales et culturelles de notre société et du monde.
Nous voulons par ailleurs encourager tout questionnement qui pourrait décloisonner l'art, interroger ses limites, le replacer dans un mouvement où le processus créatif est naturel. Nous souhaitons favoriser l'interchangeabilité des statuts artiste/public et valoriser l'autoformation.
Afin de mettre en évidence ces questionnements et d'y apporter éventuellement des réponses, nous envisageons:
1 - de proposer des conférences et des débats sur des thèmes en relation avec les oeuvres que nous diffusons, questionnant le rôle de l'art et de la création, la responsabilité de l'artiste vis à vis du public, ou traitant de façon plus générale de pratiques sociales et culturelles originales et innovantes.
2 - d'ouvrir un espace de documentation et de ressources qui puisse faire écho aux questionnements générés par ces activités et donner la possibilité tant au public qu'aux personnes impliquées dans le lieu de les approfondir.
En outre, un suivi administratif des artistes et des associations sera proposé, en les orientant vers les structures adaptées.
3 - de mettre en place une plate-forme de rencontres et d'échanges informels et spontanés par le biais d'un espace où se tiendront un café et un restaurant associatifs. Ils proposeront des produits issus d'une agriculture et d'une économie respectant autant que possible l'être humain et l'environnement.
4 - d'organiser des ateliers d'initiations et des visites guidées afin de mettre en valeur la circulation des techniques, des idées et des références dans les oeuvres, ce qui permettra au public de mieux identifier les propos des artistes.
Ce dernier point nous paraît important pour développer une logique didactique. En effet, comme tout collectif tendant à la mutualisation des savoirs, des connaissances et des partiques, nous devons nous placer en laboratoire constant en ce qui concerne la recherche sur les modes de transmissions ; ceci afin que les germes de créativité ne se voient pas peu à peu figés dans un bain d'idées reçues.
Cet espace étant un outil de travail et de partage et son éthique étant basée sur des principes d'ouverture et d'écoute, il paraît donc être l'endroit par excellence où il serait possible de se former à une pratique en dehors des circuits traditionnels.
Bien que cet espace ne soit pas configuré pour accueillir des ateliers réguliers, il serait en revanche adapté à un accueil ponctuel d’événements engendrés par le lieu. Ces interventions pourraient aussi bien exister sous formes d'après-midi ludiques autour d'une exposition que d'ateliers montés à l'occasion d'un événement particulier.
Les intervenants animant ces moments de partage travailleraient en collaboration avec les acteurs du lieu afin que les différents événements suivent une même ligne directrice et puissent ainsi interagir.
Malgré le manque de structures d'accueil, de rencontres et d'échanges artistiques dans le paysage strasbourgeois, les collectifs ne manquent pas de se regrouper sous différentes formes et le réseau local est souvent fructueux en matière d'initiatives.
Notre réseau se construira donc autour des liens d’ores et déjà tissés par les différents porteurs du projet dans leurs démarches passées et en cours, et autour du tissu associatif actif dans la vie du quartier.
Partant de cette base, une recherche plus étoffée et plus ciblée sera menée afin de regrouper les collectifs concernés par les mêmes préoccupations artistiques et sociales qui motivent le projet.
Afin de concrétiser cet échange, nous aimerions, selon les possibilités et les affinités, établir une collaboration avec ces structures permettant d'investir leurs espaces de diffusion et de leur ouvrir le nôtre de manière ponctuelle.
Ce principe d'échange conduisant à proposer les événements les plus complets et percutants possibles, rend effectif le réseau et participe de lui même à l'alimenter.
Le bouillonnement créé par cet échange garantit le renouvellement des idées. Les structures participant de manière active bénéficieraient alors d’un lien direct avec la réalité nécessaire à la création artistique.
Compte tenu de son histoire, son architecture et sa position géographique, l'actuel bâtiment du Conservatoire National de Région de Strasbourg, nous semble particulièrement adapté à la concrétisation du projet.
Nous accordons de l'importance au fait qu'un lieu, auparavant destiné à une activité industrielle ait été reconverti pour accueillir un conservatoire et bientôt un autre projet culturel. Le passage de l'industriel vers le culturel nous semble relever d'une logique intéressante d'un point de vue architectural, historique et social, tout en étant un moyen efficace de redynamisation urbaine pour les collectivités locales ; d'autant que ce bâtiment est implanté dans une Zone Urbaine Prioritaire.
S'il est vrai que ce quartier est déjà riche en initiatives associatives et culturelles, il ne dispose pas encore d'un espace de création permanente ouvert au public, propice à mobiliser les énergies au quotidien et à favoriser la mixité sociale.
Il existe beaucoup d'exemples de ce type en France, en Europe et de par le monde : Le Lieu Unique à Nantes, le Confort Moderne à Poitiers, la friche de la Belle de Mai à Marseille, Les Mains D'Oeuvre à Saint-Ouen, la Cartoucherie à Vincennes, l'Ufafabrik à Berlin, Közraktàr Projekt à Budapest, The Chocolate Factory à Londres, La Fabrica à Buenos Aires, Para Site à Honk Kong, etc... C'est dans cet esprit que nous avons pensé notre projet et que nous souhaitons l'inscrire au sein du site de la laiterie.
Nous savons qu'il est fort probable que la fabrique de théâtre puisse occuper une partie du bâtiment et nous sommes tout à fait prêts à cohabiter avec cet ensemble de structures sous des conditions qui resteront à définir en temps voulu. Cependant, nous vous proposons d’ores et déjà un plan d'occupation du lieu en partant du principe que nous gardons tant que possible sa configuration actuelle, et ce dans un souci d'économies. Nous avons également tenu compte de ses qualités pratiques et techniques (luminosité, insonorisation, monte charge, raccordement d'eau ... ), et pris en considération que, de part son architecture, le conservatoire est modifiable facilement (uniquement des piliers porteurs).
Vous trouverez en annexe une proposition d'occupation des lieux à partir des plans de l'actuel Conservatoire. Nous avons estimé que notre projet nécessite l'investissement du sous-sol, du deuxième étage, du troisième étage, de l'espace en friche du conservatoire, et à terme de la petite maison du 13 rue du Hohwald.
Axe 1 : proposition d'espaces dédiés à la création
1 - espaces de travail individuels ou collectifs pour des artistes et des associations:
Mise à disposition de salles pour une vingtaine de formations musicales et d'artistes travaillant autour du son :
8 salles au sous-sol
Mise à disposition de salles pour une quinzaine d'artistes, plasticiens, vidéastes, danseurs, acteurs etc :
12 salles au deuxième étage
Mise à disposition de salles pour une dizaine d'associations :
6 salles dans la passerelle, 2ème et 3ème étage (actuel locaux administratifs).
2 - un espace pour des projets ponctuels de créations et d'expérimentations :
1 salle au deuxième étage
3 - résidence d'artiste:
la salle du troisième étage serait réaménagée en lieu de vie pour les artistes accueillis
1 salle au deuxième comme espace de travail
4 - autoproduction et mutualisation des moyens :
un studio d'enregistrement : salle 1 et 1bis du sous-sol
un laboratoire photo : 1 salle au sous-sol
un atelier collectif : 1 salle au deuxième étage
Axe 2 : proposition d'espaces dédiés à la diffusion
1 - un espace de diffusion polyvalent et modulable :
L'espace de détente du sous-sol pourrait servir de temps à autres à la diffusion ainsi que le café/restaurant associatif, au sein de la petite maison du 11 rue du Hohwald. Mais nous souhaiterons aussi réaménager en espace de diffusion polyvalent le bâtiment resté en friche du côté de la rue de La Broque.
2 - salle de projection multiformats (vidéo, super8, 16mm, ...) et de spectacle vivant
une des deux salles de danse du 2ème étage serait réaménagée à ces fins.
3 - Multimédiathèque, fonds d'oeuvres libres de droit :
le 1er étage de la petite maison 11 rue du Hohwald
4 - espace multimédia :
le 1er étage de la petite maison 11 rue du hohwald
Axe 3 : proposition d'espaces dédiés à l'échange
1 - conférences et débats :
différents lieux peuvent accueillir cette activité : la salle polyvalente et la salle de projection, la multimédiathèque et le café/restaurant associatif.
2 - ateliers d'initiations et visites guidées :
les ateliers d'initiations pourront se dérouler, selon leur nature, dans la salle polyvalente, la salle de projections, dans l'espace pour projets ponctuels, l'atelier collectif ou la multimédiathèque.
3 - un espace de documentation et de ressources :
il prendra place, aux cotés de la multimédiathèque et de l'espace multimédia,
au 1er étage de la petite maison 11 rue du Hohwald
4 - plate-forme de rencontres et d'échanges, café/restaurant associatif :
le rez-de-chaussée de la petite maison du 11 rue du Hohwald serait idéal pour accueillir ces activités.
Axe 4 : Développement du réseau
Nous envisageons des collaborations et l’organisation de réunions de travail et d'évènements communs avec :
- les différents acteurs du réseau au sein duquel nous nous inscrivons :
au niveau du réseau local : Molodoi, Stimultania, Zanzibar club, le Faubourg, gallerie L'issue, La Dinoponera, le 3RS, le Troc Café, la Manutention, la Grotte, Bibimbap, Byteburger, Index, Sens inverse, Burstscratch, Okup, Herzfeld, Break Fist, Night on Earth ...
au niveau du réseau régional : Hiero Colmar et le Grillen, Hiero Mulhouse et le Noumatrouf, Hiero Saverne, Radio WNE, ...
au niveau du réseau national : Atelier des môles à Montbéliard, la Fraternelle à St Claude, Le Confort Moderne à Poitiers, Emmetrop à Bourges, Data à Marseille, le Bimbo Tower, aNGR!, Büro et Miracle à Paris, Superchampion et SK à Lyon ...
au niveau du réseau européen : le Réseau Transeuropehalles au sein duquel nous souhaiterions nous inscrire, Bongoût et Tochnit Aleph à Berlin, Bimbo Town à Leipzig, , Stubnitz à Rostock, Here à Bristol, La Zone à Liège, Plein Tube et Pneu à Bruxelles, Nature à Rome, Leon Cavallo à Milan, Mondo bizzarro à Bologne, garage savage à Amsterdam ...
au niveau international : Yakisakana (France/Japon), Scott Soriano Records (USA), Praxis (Suisse), Die Slaughter Haus (USA) ...
- les différents acteurs de l'aire laiterie et du quartier gare : Hall des Chars, Molodoï, AHQG ...
( ces listes ne sont pas exhaustives )
C - Administration et mode de fonctionnement
Nous ne souhaitons pas nous enfermer dès le départ dans un projet de fonctionnement trop précis afin de laisser la porte ouverte aux idées nouvelles et d'adapter notre mode de gestion à la réalité du terrain.
De plus, notre projet pourra être modulé en fonction des moyens que nous arriverons à mobiliser et de l'espace final qui nous sera alloué par la municipalité.
L'association gestionnaire sera constituée par une Assemblée Générale composée des membres de l'association, et dirigée par un conseil d'administration collégial. Ce Conseil d'Administration sera garant du respect de la Charte Constitutive du collectif qui définira l'essence du projet, et du règlement intérieur qui organisera l'administration pratique du lieu.
Nous envisageons de créer une association à but non lucratif (régie par le droit local) pour gérer le lieu.
A - L'Assemblée Générale
Souveraine, elle regroupera l'ensemble des membres de l'association :
> les membres fondateurs, porteurs du projet;
> les artistes membres
> les adhérents
B - Constitution du Conseil Collégial d'Administration.
Le rôle du Conseil Collégial d'Administration, au delà du fait d'administrer le projet au sein du lieu, est de veiller à ce que les grandes idées et grands principes du projet, synthétisés dans la Charte Constitutive soient respectés.
Nous pensons que la collégialité favorisera l'implication, la participation et la responsabilisation identiques de tous les membres du conseil d'administration.
La définition de tâches "tournantes" permettra à chacun de ne pas s'installer dans une fonction tout en ayant une meilleure vue d'ensemble sur le projet.
Ce Conseil d'Administration sera constitué par 2 types de membres :
> les membres décisionnaires : 13 membres
- 7 des 14 membres porteurs du projet élus pour 1 an ;
- 2 représentants des locaux de répétition choisis par les musiciens pour une durée de 6 mois renouvelable;
- 2 représentants des locaux de plasticiens choisis par les plasticiens pour une durée de 6 mois renouvelable;
- 1 représentant des locaux associatifs choisis par les associations membres pour une durée de 6 mois renouvelable;
- 1 représentant du café/restaurant associatif
> les membres consultatifs : entre 2 et 5 membres
1 ou plusieurs représentants de l'association des habitants du quartier gare ;
1 ou plusieurs représentants des structures culturelles voisines : molodoi, hall des chars, ...
l'introduction de membres consultatifs au sein du CA permet de s'ouvrir aux propositions extérieures. Il n'est pas nécessaire que ces membres soient élus puisqu'ils n'auront pas de pouvoir décisionnaire mais ils porteront un regard différent sur le projet et les problématiques rencontrées. Ces membres ne seront pas forcément les mêmes selon la temporalité du projet et ses évènements clefs.
C - Fonction des membres du Conseil Collégial d'Administration.
Le Conseil Collégial d'Administration délèguera certaines fonctions à ses membres et constituera des commissions de sélection et de travail avec des « personnes extérieures ».
> fonctions des membres : 8 fonctions
1 responsable des locaux de répétition choisi pour 6 mois renouvelable ;
1 responsable des locaux de plasticiens choisi pour 6 mois renouvelable ;
1 responsable de la multimédiathèque choisi pour 6 mois renouvelable ;
1 responsable de la résidence d'artiste choisi pour 6 mois renouvelable ;
1 responsable du café/restaurant associatif choisi pour 6 mois renouvelable ;
1 responsable de la trésorerie choisi pour 1 an renouvelable et qui travaillera avec une personne de l'ogaca et de l'association compte'act;
1 représentant de l'association auprès des institutions choisi pour 1 an renouvelable ;
1 représentant de l'association auprès des commissions de sécurité choisi pour 1 an renouvelable.
> les commissions
une commission de sélection des musiciens constituée par les représentants des locaux de répétitions et jusqu'à 3 autres membres de l'association ;
une commission de sélection des plasticiens constituée par le représentants des ateliers de plasticiens et jusqu'à 3 autres membres de l'association ;
une commission de mise en place de résidence artistique constituée par le responsable de la résidence, jusqu'à 3 membres de l'association et 1 ou plusieurs membres consultatifs extérieurs.
2. la charte constitutive du collectif.
La Charte Constitutive est garante de l'intégrité du projet en définissant les grandes idées et principes.
Cette charte est rédigée par les 14 membres fondateurs du collectif et porteurs du projet . Elle sera la référence et le recours pour les orientations du projet, les prises de décisions et le choix des artistes membres.
Elle sera une garantie en cas de problème, et un appui s’il faut en arriver à l'exclusion.
Le CA veillera à ce que chaque artiste ou association, proposé par les commissions de sélection, remplisse la majeure partie des critères suivants :
- avoir pris connaissance et être en accord avec les fondements du projet de
l'association.
> rapport au monde et motivations novatrices :
- ne pas trouver son compte pour des raisons « éthiques », pratiques,
économiques et/ou géographiques au sein des structures d'aides
à la création existantes et développer une recherche et une pratique active en
réaction à cet état de fait
- être à l’écoute du diapason extérieur, de la vie de la cité et de la vie
culturelle du quartier, de la ville, du pays...
> caractère alternatif de la démarche des artistes participants :
- se situer ou avoir un penchant pour ce qui relève de l'idée de
gratuité et de participation
- avoir une pratique artistique dont l'essence, le principe,
l'expression ... se situe du côté du décalé, hors cadre, alternatif, singulier, expérimental ...
> participation à la vie du lieu :
- adopter une démarche volontaire, active, au sein du projet et non celle d’un consommateur passif ;
- participer aux réflexions engagés par les responsables et les différents collectifs investissant le lieu ;
- s’investir dans la proposition et l'organisation des événements collectifs du lieu ;
- développer la participation par un comportement entraînant le partage des connaissances et ouvrant des possibilités de collaboration à la création de projets transdisciplinaires.
Un règlement intérieur sera rédigé par le conseil d'administration et porté à la connaissance de chaque utilisateur du lieu.
Ainsi, l'utilisation des locaux sera notamment soumise au respect des principes suivants :
- principe de non-discrimination et de respect mutuel
- respect de l'environnement et des riverains (en particulier au niveau des nuisances sonores)
- responsabilisation de chacun qui sera contractualisée sous la forme d'un engagement écrit, ainsi que par le dépôt d'une caution et d'une attestation d'assurance en responsabilité civile
Nous nous engageons à respecter les législations et réglementations en vigueur dans le cadre de nos activités, en particulier :
- obligations fiscales et comptables
- cadre juridique concernant les débits de boissons et l'organisation d'évènements
- respect des normes de sécurité en cas d'accueil du public : autorisation d'ouverture, certification VERITAS, registre de sécurité...
- respect du droit d'auteur et des obligations SACEM
L'occupation des locaux par les artistes devra être réelle car ces espaces n'ont pas vocation à être uniquement des lieux de stockage. En outre, une participation financière aux frais de fonctionnement sera demandée. Elle sera modulée en fonction des ressources de chacun selon une participation minimum mensuelle de 15 euros pour des individus et de 50 euros pour des associations.
L'attribution des locaux sera limitée dans le temps (entre 6 mois et 3 ans renouvelables en fonction des besoins et du projet de l'artiste) afin d'éviter un fonctionnement en circuit fermé et de favoriser une dynamique continue.
Par ailleurs, quelques ateliers seront réservés à des occupations de courte durée : préparation d'expositions, collaborations entre artistes...
Enfin, pour mieux intégrer le projet au sein de la vie du quartier laiterie / gare, nous établirons des contacts avec les différentes institutions et associations locales :
- partenaires institutionnels : Ville, Conseil Général, DRAC...
- lieux culturels : TAPS, Molodoi, Artefact
- associations du quartier : Association des Habitants du Quartier Gare, Quartier Libre...
en initiant régulièrement des réunions de réflexion et de travail.
| COMPTE D'EXPLOITATION PREVISIONNEL 2006-2007 | ||||||||||
| 2006 |
2007 |
2007 |
||||||||
| DEPENSES | RECETTES | DEPENSES | RECETTES | DEPENSES | RECETTES | |||||
| A. Fonctionnement | ||||||||||
| 1. Frais généraux | ||||||||||
| Electricité | ?* | ?* | ?* | |||||||
| Chauffage | ?* | ?* | ?* | |||||||
| Eaux et assainissements | ?* | ?* | ?* | |||||||
| Entretien et réparations | 10 000,00 | 16 000,00 | 17 000,00 | |||||||
| Télécommunications | 2 000,00 | 2 500,00 | 3 000,00 | |||||||
| Installations générales | 5 000,00 | 2 000,00 | 2 500,00 | |||||||
| Assurances | 1 500,00 | 1 600,00 | 1 700,00 | |||||||
| Cotisation org. Comptable | 3 480,00 | 3 480,00 | 3 480,00 | |||||||
| Divers | 2 000,00 | 2 500,00 | 3 000,00 | |||||||
| Véritas | 1 500,00 | 1 500,00 | 1 500,00 | |||||||
| Sous-total | 23 980,00 | 28 080,00 | 30 680,00 | |||||||
| Travaux | ||||||||||
| Réaménagement des espaces | 10 000,00 | ** | ||||||||
| Sous-total | 10 000,00 | |||||||||
| B. Equipement audiovisuel | ||||||||||
| Ordinateurs et périphériques | 10 000,00 | 1 000,00 | 1 000,00 | |||||||
| Sonorisation légère | 3 000,00 | 1 000,00 | 1 000,00 | |||||||
| Télésurveillance | 600,00 | 700,00 | 800,00 | |||||||
| Sous-total | 13 600,00 | 2 700,00 | 2 800,00 | |||||||
| C. Emploi | ||||||||||
| Coordinateur technique | 31 540,00 | 32 000,00 | 33 000,00 | |||||||
| Coordinateur administratif | 32 000,00 | 33 000,00 | ||||||||
| Sous-total | 31 540,00 | 64 000,00 | 66 000,00 | |||||||
| D. Financements divers | ||||||||||
| Fonctionnement | ||||||||||
| Participations aux frais | ||||||||||
| Locaux de répétition | 20 000,00 | 21 000,00 | 22 000,00 | |||||||
| Ateliers | 3 600,00 | 3 700,00 | 3 800,00 | |||||||
| Locaux associatifs | 6 000,00 | 6 200,00 | 6 400,00 | |||||||
| Cotisations individuelles | 4 000,00 | 4 500,00 | 5 000,00 | |||||||
| Cotisations associatives | 500,00 | 700,00 | 900,00 | |||||||
| Dons utilisateurs | 2 000,00 | 5 000,00 | 7 000,00 | |||||||
| Sous-total | 36 100,00 | 41 100,00 | 45 100,00 | |||||||
| Subventions | ||||||||||
| Ville de Strasbourg | Prise en charge des fluides | Prise en charge des fluides | Prise en charge des fluides | |||||||
| Conseil général | 1 705,00 | 2 000,00 | 2 000,00 | |||||||
| DRAC | 41 315,00 | 51 680,00 | 52 380,00 | |||||||
| Sous-total | 43 020,00 | 53 680,00 | 54 380,00 | |||||||
| TOTAL | 79 120,00 | 79 120,00 | 94 780,00 | 94 780,00 | 99 480,00 | 99 480,00 | ||||
| Commentaires | ||||||||||
| * Fluides : électricité, chauffage et eau | ||||||||||
| ** uniquement matériaux. Mains d'oeuvres bénévoles et compétentes | ||||||||||
Commentaires
* Fluides : électricité, chauffage et eau
** uniquement matériaux. Mains d'oeuvres bénévoles et compétentes
Anne Basaille
29 ans
Licence d'Arts Plastiques, Diplôme Universitaire de Multimédia
plasticienne (sculpture, peinture et installation), conceptrice multimédia indépendante
vit et travaille à Strasbourg
membre fondatrice des associations Byte Burger, CADDI et L'Oreille Equitable
active au sein du projet Lactina Labo
Laurent Claude
32 ans
diplômé du Conservatoire National de Région de Strasbourg
acteur culturel, organisateur de concerts
musicien
vit et travaille à Strasbourg
membre fondateur de l'association Babyburn
actif au sein du projet Lactina Labo
Emmanuel Fromm
31 ans
Licence Professionnelle de réalistaion de projet multimédia - ULP
musicien, graphiste, concepteur multimédia
vit et travaille à Strasbourg
membre fondateur des associations Absurde, La picola casa et L'Oreille équitable.
actif au sein du projet Lactina Labo
Stéphanie Gafray
26 ans
diplômée de l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, DNAP et DNSEP avec félicitations du jury
plasticienne (peinture, dessin et installations), écrivain et musicienne
vit et travaille à Strasbourg
membre fondatrice de l'association CADDI.
active au sein du projet Lactina Labo
Lucile Heintz
30 ans
plasticienne, musicienne
vit et travaille à Strasbourg
membre fondatrice de l'association CADDI.
actif au sein du projet Lactina Labo
Olivier Meyer
36 ans
musicien, régisseur son
vit et travaille à Strasbourg
membre fondateur des associations L'Oreille équitable et CADDI, initiateur du label Index
active au sein du projet Lactina Labo
Armelle Oberlé
29 ans
étudiante en Maîtrise de psychologie
musicienne
vit et travaille à Strasbourg
membre fondatrice de l'association CADDI.
active au sein du projet Lactina Labo
Julie Pierrejean
24 ans
musicienne, élève au Conservatoire National de Région de Strasbourg
vit et travaille à Strasbourg
membre de l'association L'Oreille Equitable
active au sein du projet Lactina Labo
Sébastien Pierrejean
29 ans
Licence de Sociologie mention développement social - UMB,
Licence Professionnelle de réalisation de projet multimédia - ULP
musicien, concepteur multimédia indépendant
vit et travaille à Strasbourg
membre fondateur des associations CADDI, Byte Burger et L'Oreille équitable
actif au sein du projet Lactina Labo
Pierre Poudoulec
34 ans
petit commerçant
vit et travaille à Strasbourg
membre fondateur de l'association Komakino, membre de l'association Molodoi
Jean-Sébastien Ruyer
26 ans
diplômé de l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, DNAP et DNSEP avec félicitations du jury
artiste auteur séri